Pendant un arrêt maladie, vous percevez des indemnités journalières de la Sécurité sociale, égales à environ 50 % de votre salaire de base et versées après un délai de carence de 3 jours. Si vous comptez au moins un an d’ancienneté, votre entreprise ajoute un complément pour maintenir jusqu’à 90 % de votre rémunération. En contrepartie, vous devez transmettre votre arrêt sous 48 heures et respecter les horaires de sortie autorisés.
Arrêt maladie : vos droits pendant l’absence

Un arrêt de travail prescrit par votre médecin suspend votre contrat sans le rompre. Vous conservez votre poste et votre lien avec l’entreprise pendant toute la durée de l’absence. Votre employeur ne peut pas vous licencier au seul motif que vous êtes malade.
Le maintien de votre contrat et de votre protection sociale
La suspension du contrat protège vos droits essentiels. Votre ancienneté continue de courir et vos périodes d’arrêt indemnisées valident aussi vos trimestres de retraite. Vous restez couvert par l’assurance maladie et, le cas échéant, par la prévoyance de votre entreprise.
Attention toutefois : les congés payés acquis pendant un arrêt maladie non professionnel restent soumis à des règles précises. Vérifiez votre convention collective, car elle prévoit souvent des garanties plus favorables que le minimum légal.
Les deux sources de revenus : Sécurité sociale et entreprise
Votre revenu pendant l’arrêt repose sur deux piliers distincts. Le premier est l’indemnité journalière versée par la caisse d’assurance maladie. Le second est le complément de salaire éventuellement pris en charge par votre employeur.
Ces deux versements ne suivent pas le même calendrier ni les mêmes conditions. Comprendre leur articulation vous évite les mauvaises surprises sur votre fiche de paie du mois concerné.
Le calcul des indemnités journalières de la Sécurité sociale

L’indemnité journalière compense une partie de la perte de revenu liée à votre arrêt. Son montant dépend directement de vos salaires bruts récents. Voici comment la caisse le détermine.
Le salaire de base et le taux de 50 %
La caisse retient la moyenne de vos salaires bruts des trois derniers mois, divisée par 91,25. Ce résultat donne votre salaire de base quotidien. L’indemnité journalière correspond à 50 % de ce montant.
Pour un salaire brut mensuel de 2 500 euros, le salaire de base quotidien avoisine 82 euros. Votre indemnité journalière ressort alors autour de 41 euros par jour indemnisé. Vous pouvez retrouver le détail officiel du calcul sur la fiche pratique du service public sur les indemnités journalières.
Le délai de carence de 3 jours
La Sécurité sociale n’indemnise pas les trois premiers jours de votre arrêt. Ce délai de carence s’applique à chaque nouvel arrêt de travail. Vos indemnités journalières démarrent donc seulement au quatrième jour.
En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, aucun délai de carence ne s'applique : vous êtes indemnisé dès le premier jour d'absence.
Le plafond des indemnités en 2026
Le salaire pris en compte pour le calcul est plafonné. Depuis l’abaissement de ce plafond à 1,4 fois le SMIC, l’indemnité journalière maximale s’établit autour de 41,95 euros bruts par jour en 2026. Au-delà de ce seuil, un salaire plus élevé ne fait plus augmenter votre indemnité de la Sécurité sociale.
Ce plafonnement explique pourquoi le complément de votre entreprise devient déterminant pour les rémunérations moyennes et hautes. Sans lui, la perte de revenu resterait importante.
Estimer vos indemnités et le complément de salaire
Simulateur d'indemnités journalières
Estimez le montant versé par la Sécurité sociale et le complément de salaire de votre entreprise pendant votre arrêt.
Veuillez saisir un salaire brut et une durée supérieurs à zéro.
Le simulateur ci-dessous vous donne une première estimation de vos revenus pendant l’arrêt. Renseignez votre salaire brut mensuel, votre ancienneté et la durée prévue. Il combine l’indemnité de la Sécurité sociale et le complément de salaire pour afficher un montant brut indicatif.
Estimation simplifiée, hors plafonds précis et hors règles particulières de votre convention collective. Pour un montant exact, référez-vous à ameli.fr et à votre service des ressources humaines.
Les conditions d’ancienneté pour toucher le complément
Le maintien de salaire par l’employeur suppose en principe au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. Cette ancienneté s’apprécie au premier jour de l’absence. En dessous de ce seuil, seule l’indemnité de la Sécurité sociale vous est versée, sauf convention plus généreuse.
Vous pouvez consulter les conditions officielles du maintien de salaire pour vérifier votre situation. De nombreuses conventions collectives suppriment le délai d’attente et améliorent les taux de prise en charge.
Indemnité arrêt maladie et arrêt maladie salaire : ce que verse l’entreprise

Le régime légal prévoit un complément à partir du huitième jour d’arrêt. L’employeur verse alors la différence pour vous garantir 90 % de votre rémunération brute pendant une première période. Ce taux passe ensuite à environ deux tiers du salaire sur une seconde période, dont la durée dépend de votre ancienneté.
Le complément est calculé indemnités journalières déduites, pour éviter tout cumul au-delà du salaire habituel. Le sujet de l’indemnité arrêt maladie se joue donc largement sur ce maintien conventionnel. Le tableau suivant résume ce que vous percevez selon la phase de votre arrêt.
| Situation | Ce que vous percevez |
|---|---|
| 3 premiers jours (délai de carence) | Aucune indemnité de la Sécurité sociale, sauf convention plus favorable |
| À partir du 4e jour | Indemnités journalières égales à 50 % du salaire de base |
| À partir du 8e jour (un an d’ancienneté) | Complément employeur pour atteindre 90 % du salaire brut |
| Accident du travail | Indemnisation dès le 1er jour, sans délai de carence |
Vos obligations et le calendrier à respecter

Vos droits vont de pair avec des obligations strictes. Un manquement peut suspendre ou réduire vos indemnités. Voici les points à ne jamais négliger.
L’envoi de l’arrêt sous 48 heures
Vous disposez de 48 heures pour transmettre votre arrêt de travail. Les deux premiers volets partent vers votre caisse d’assurance maladie. Le troisième volet est destiné à votre employeur, qui en a besoin pour déclencher le versement du complément.
Un arrêt transmis en retard expose à un avertissement, puis à une réduction de vos indemnités journalières en cas de récidive dans les deux ans.
Les contrôles et les horaires de sortie
Pendant votre arrêt, vous devez rester joignable pour un éventuel contrôle médical. Les sorties ne sont autorisées qu’aux horaires fixés par votre arrêt, généralement de 9 heures à 11 heures et de 14 heures à 16 heures. Certains arrêts mentionnent des sorties libres, mais vous devez alors rester dans votre département.
Le respect de ces règles conditionne le maintien de vos droits. En cas de doute sur une sollicitation professionnelle pendant votre repos, informez-vous sur ce que vous devez ou non accepter. Un arrêt maladie reste avant tout une période de soin, pas une simple formalité administrative.
